Comment photographier vos propres plats
Un téléphone près d'une fenêtre bat un appareil sous un spot, et c'est la lumière qui fait tout.
Un vrai site Clay, construit depuis une fiche Google
Presque tout ce qui s'écrit sur la photo culinaire parle de matériel, et ce qui ne va pas dans vos images, c'est que la lumière de la cuisine est allumée.
Il y a quatre décisions et aucune ne coûte rien : d'où vient la lumière, sur quoi pose l'assiette, où vous vous placez, et quelle part tient dans le cadre. Réglez cela sur un téléphone et l'image ressemble à l'assiette telle qu'elle est en salle, seule épreuve qui compte.
Quatre minutes par plat
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1
Éteignez le plafonnier et placez vous près d'une fenêtre
Les plafonniers sont juste au dessus du plat, l'ombre tombe dans l'assiette et tout devient plat et orange. La lumière du jour de côté est toute l'astuce, et un ciel couvert vaut mieux qu'un grand soleil.
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2
Mettez la lumière derrière ou à côté de l'assiette
Pas derrière vous. Une lumière qui passe le plat depuis l'autre bord attrape la vapeur, le brillant et la mie, et c'est ce qui donne l'odeur à une photo.
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3
Photographiez d'où l'on mange
Un burger vu de haut est un pain. Un bol vu de haut est parfait. À la verticale pour tout ce qui a une surface, à hauteur d'assiette pour tout ce qui a un flanc.
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4
Approchez plus que cela ne semble juste
Une demi assiette nette vaut mieux que la table entière. La photo est un détail, pas un inventaire, et l'objectif du téléphone fait le reste.
Ce sur quoi le plat est vraiment servi
Une planche qui n'existe pas chez vous fait de la photo un mensonge, et cela se remarque à table plutôt qu'en ligne. La vraie assiette sur la vraie table convainc davantage de toute façon.
Essuyez le bord. C'est le défaut le plus fréquent d'une photo par ailleurs réussie, et cela prend deux secondes.

Photographiez ce qu'on commande
Pas les plus beaux. La photo fait un travail sur la page carte, et ce travail est de rassurer quelqu'un sur le plat vers lequel il penchait déjà.
Six bonnes photos font une carte. Vingt moyennes font un diaporama que personne ne fait défiler, et rendent les six bonnes plus difficiles à trouver.

Ce qu'on évite, du pire au moindre
Où les photos finissent

Sur la carte, à côté du plat
Une photo à côté d'un nom vend ce plat. La même photo dans une galerie trois pages plus loin ne vend rien du tout.

En haut de la page
L'image qui ouvre un site Clay est choisie en regardant les photos, et une belle assiette bat une salle vide à chaque fois.

Sur votre fiche Google aussi
Les mêmes prises y travaillent deux fois, et c'est sur la fiche que la plupart des gens vous voient d'abord.
À quoi ça ressemble une fois en ligne
Dessiné plutôt que décrit, la page, l'adresse, et ce que vous pouvez activer.
Questions fréquentes
Faut-il un vrai appareil photo ?
Non. Un téléphone près d'une fenêtre vaut mieux qu'un appareil sous un spot, car la lumière fait presque tout et le téléphone le reste.
Et le soir, dans une salle sombre ?
Photographiez l'après midi avant le service, dans la même salle. Personne n'attend que l'image ait été prise au moment où l'assiette est partie.
Faut-il les retoucher ?
Redresser, recadrer, monter un peu la luminosité. Ne touchez pas à la saturation : un plat plus rouge sur la photo que dans l'assiette, c'est la remarque qu'on vous fera vraiment.
Combien de photos faut-il ?
Une par plat que vous voulez vendre, pas plus. Une carte où un tiers des plats a une photo se lit très bien.
Puis-je utiliser des photos de banque ?
Pas de vos plats. Une assiette de pâtes générique sur la carte d'une trattoria est le moyen le plus rapide de ressembler à toutes les autres pages, et ce n'est pas ce qu'on sert.
Où vont les photos sur le site ?
À côté du plat lui même : la carte sur la page, pas en PDF.
Et si ma cuisine n'est pas photogénique ?
Alors photographiez la salle, les mains, le four et le comptoir. Un métier se reconnaît ailleurs que dans l'assiette.
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